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La rentrée est finie et votre planning d’accueil présente encore des disponibilités ? Ne pas trouver de contrat à cette période suscite de l’inquiétude, mais il faut garder à l’esprit que cette situation s’inscrit aussi dans une conjoncture globale complexe.

Point terrain : un secteur de la petite enfance en pleine mutation

Avant de remettre en question votre pratique ou la qualité de vos accueils, il est essentiel de prendre du recul sur la réalité sociodémographique actuelle :

  • La baisse continue de la natalité : la baisse du nombre de naissances enregistrée ces dernières années réduit mécaniquement le nombre de jeunes enfants à accueillir sur l’ensemble du territoire.
  • L’instauration du congé de naissance : ce nouveau congé rentré en vigueur cet été, a considérablement changer la donne sur l’accueil des jeunes enfants. Les premiers retours montrent que les parents se saisissent plus facilement de ce congé du fait des avantages qu’il leur procure.
  • Des disparités territoriales marquées : la situation est très hétérogène d’une commune à l’autre. Alors que certaines zones souffrent d’un manque criant de modes de garde, d’autres bassins de vie affichent une offre supérieure à la demande locale, rendant la signature de contrats plus difficile.

Comprendre ces dynamiques permet de déculpabiliser. Il existe heureusement des leviers d’action pour débloquer votre situation, valoriser ce temps disponible ou envisager la suite de votre parcours.

Activer et optimiser sa visibilité locale

Pour être contactée par les parents, il est indispensable d’informer votre réseau de vos places disponibles.

  • Mettre à jour le profil monenfant.fr : ce site géré par la CAF constitue le premier réflexe de recherche des familles. Vérifiez que vos créneaux libres et vos coordonnées y sont parfaitement renseignés.
  • Contacter le Relais Petite Enfance (RPE) : prévenez l’animatrice de votre secteur. Les parents en recherche de dernière minute s’adressent très souvent à ce service.
  • Mobiliser le réseau de proximité : prévenez vos collègues assistantes maternelles qui affichent complet afin qu’elles réorientent les familles vers vous.
  • S’inscrire sur des plateformes spécialisées : de plus en plus de plateformes en ligne permettent de s’inscrire en tant qu’assistante maternelle pour indiquer que vous avez des places d’accueil disponibles à l’instar de Nounou Top.

Diversifier son offre et sécuriser ses revenus

En attendant de signer un contrat à temps plein, adapter votre proposition permet de maintenir une activité et des rentrées d’argent.

  • Proposer de l’accueil occasionnel ou d’urgence : dépanner des parents dont l’assistante maternelle est absente ou assurer un relais temporaire permet de créer du lien avec de nouvelles familles.
  • Envisager l’accueil périscolaire : prendre en charge des enfants après l’école ou le mercredi aide à compléter un planning incomplet.
  • Effectuer les démarches auprès de France Travail : en cas de perte d’activité ou de baisse de revenus, mettez à jour votre situation pour bénéficier de l’Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) si vous remplissez les conditions d’attribution.

Transformer ce temps disponible en opportunité de formation

Une période de sous-activité ne doit pas être subie. C’est le moment idéal pour enrichir vos compétences et renforcer votre attractivité auprès des parents.

  • Développer de nouvelles expertises : approfondissez des thématiques très demandées par les familles comme la gestion des émotions, la langue des signes bébé, l’alimentation.
  • Bénéficier des droits de formation : en tant qu’assistante maternelle, vous disposez d’un accès à la formation continue intégralement financé, avec maintien de salaire ou indemnisation selon votre statut au moment de la session.
  • Se former à distance à son rythme : les parcours en ligne permettent de monter en compétences directement depuis chez vous, sans contrainte de déplacement, tout en restant disponible pour recevoir des familles en entretien.

Découvrez nos formations à distance financées par le plan de développement des compétences et préparez dès aujourd’hui la suite de votre activité

Envisager une reconversion : faire le point grâce au bilan de compétences

Si cette baisse d’activité déclenche une réflexion plus globale sur votre avenir professionnel, c’est peut-être le signe qu’il est temps de changer d’horizon. Les années passées auprès des enfants vous ont permis d’acquérir de solides compétences transversales (organisation, gestion du stress, pédagogie, écoute) valorisables dans de nombreux autres métiers.
  • Réaliser un bilan de compétences : cet accompagnement sur mesure vous permet de faire le point sur vos atouts, vos motivations et d’élaborer un projet de reconversion réaliste et épanouissant.
  • Sécuriser votre expérience avec la VAE : la VAE vous permet d’obtenir un diplôme par le biais de vos expériences passées, par ce biais, vous pouvez découvrir de nouvelles opportunités dans le monde de la petite enfance.
  • Mobiliser son CPF : le bilan de compétences et la VAE sont éligibles au financement via votre Compte Personnel de Formation (CPF). Des prises en charge complémentaires sont également possibles via France Travail.
Un profil régulièrement mis à jour et valorisé par de nouvelles compétences rassure les parents et fait la différence lors des premiers échanges.
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